Un arbre abattu laisse une souche, et elle pose trois problèmes : on s’y prend les pieds, elle empêche de replanter ou de poser quoi que ce soit à cet endroit, et elle attire les champignons lignivores qui s’installent ensuite dans le bois mort.
Deux façons de s’en débarrasser, et elles ne servent pas la même chose.
Le rognage réduit la souche en copeaux sous le niveau du sol. C’est rapide, ça n’ouvre pas le terrain, et c’est ce qu’il faut dans la plupart des cas : une pelouse à rétablir, une allée, un massif à replanter à côté. Les copeaux peuvent rester sur place et servir de paillage, ou partir avec le reste.
Le dessouchage arrache la souche et ses grosses racines. C’est plus lourd, ça ouvre une fosse qu’il faut combler, et ça ne se justifie que lorsque le terrain doit être repris en profondeur : terrassement, dalle, piscine, plantation d’un nouvel arbre au même endroit.
Ce qui décide, c’est ce que le terrain doit devenir — et l’accès. Une souche au fond d’un jardin clos ne se traite pas comme une souche en bordure d’allée. On regarde sur place avant de chiffrer, et le devis est gratuit.
Un point à savoir : replanter un arbre exactement là où le précédent a été rogné n’est pas une bonne idée. Le sol y est saturé de bois en décomposition, et les champignons qui le digèrent s’attaquent volontiers aux jeunes racines. Décaler la nouvelle plantation d’un mètre ou deux coûte moins cher qu’un arbre qui dépérit trois ans plus tard.